Hôpital de Remiremont : préavis de grève illimitée à partir du 23 février
Un préavis de grève illimitée débute le 23 février à l’hôpital de Remiremont. Dans un communiqué, Ademat-H soutient les soignants et relance le débat sur les urgences fermées la nuit.
Un préavis de grève illimitée a été déposé à l’hôpital de Remiremont à compter du 23 février à minuit. Dans un communiqué de presse, l’association Ademat-H apporte son soutien aux personnels hospitaliers et relance l’alerte sur la fermeture nocturne des urgences.
Une grève illimitée à l’appel de la CFDT
À la demande du personnel paramédical, notamment des urgences, la CFDT du centre hospitalier de Remiremont a déposé un préavis de « grève illimitée à partir du 23 février minuit à l’Hôpital de Remiremont ».
Selon le communiqué, cette mobilisation vise à « faire valoir le droit à une sécurité et une qualité d’exercice, droit à des consignes claires et écrites pour la sécurité des patients avant tout ». Les soignants entendent défendre leurs conditions de travail et la qualité des soins.
Ademat-H, association d’usagers, affirme apporter « son total soutien aux personnels hospitaliers qui tiennent l’Hôpital debout, luttent pour des soins de qualité pour tous et des conditions de travail dignes ».
785 jours de fermeture nocturne des urgences
Dans le même communiqué, l’association rappelle que « les urgences de l’hôpital de Remiremont sont fermées la nuit depuis 785 jours au 25 févr. 2026 ». Elle estime que le bassin de vie et les soignants ont besoin d’un service d’urgences ouvert 24h sur 24, 365 jours par an.
Ademat-H demande de mettre fin aux distorsions de concurrence entre la médecine libérale et le service public hospitalier, en particulier sur les conditions de travail et la rémunération.
Des élus et l’État interpellés
L’association indique avoir saisi le préfet et l’Agence régionale de santé le 10 décembre 2025 pour engager des négociations départementales avec les organisations professionnelles de médecins. Elle demande qu’« a minima tous les médecins participent à la Permanence Des Soins (PDS) », avec une répartition équitable des gardes, astreintes et jours fériés. Seule l’ARS a accusé réception.
Le 17 décembre 2025, les députés Christophe Naegelen et Stéphane Viry, les sénateurs Jean Hingray et Daniel Gremillet ainsi que le ministre de la Ruralité, M. Fournier, ont également été interpellés pour initier des dispositions législatives et réglementaires. Seuls Jean Hingray et Christophe Naegelen ont répondu.
Face à « l’exaspération » des soignants, Ademat-H renouvelle publiquement sa demande d’un « plan concret, daté » pour permettre la réouverture complète des urgences. Elle affirme qu’« un Hôpital complet pour la montagne sud des Vosges à Remiremont » est possible et conclut par un appel à l’unité : « Usagers, soignants, médecins, élus : Plus fort ensemble. »
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