Imagerie d'Epinal : décision le 24 octobre !

Publié le Jeudi 12 Septembre 2019

Pour la troisième fois, ce jeudi matin, l'Imagerie d'Epinal se retrouvait devant le Tribunal de commerce. A deux reprises, les magistrats présidant la juridiction n'avaient pas souhaité juger ce dossier. Il aura donc fallu un troisième président pour enfin entendre les plaidoiries des avocats des deux parties dans ce conflit qui oppose la société De Buyer Engine à la société Imagerie d'Epinal Investissements.

L'avocat spinalien Gérard Welzer qui défend les intérêts d'Hervé de Buyer, entrepreneur vosgien renommé, actionnaire de l'Imagerie et qui a investi 900 000 euros, demande au Tribunal de nommer un administrateur provisoire pour faire toute la lumière sur la gestion de l'Imagerie.

Une situation financière alarmante

 

Ce fleuron industriel vosgien serait, selon les termes du conseil d'Hervé de Buyer, dans une situation financière alarmante avec une dette cumulée d'1,2 millions d'euros, l'entreprise ne disposerait également plus que de 50 000 euros de trésorerie. Des mouvements de fonds auraient été réalisés par ses dirigeants sans justifications.

L'avocat a aussi fait part des inquiétudes concernant le patrimoine de l'Imagerie, les pierres lithographiques de grande valeur sont-elles toujours dans l'entreprise ?

Des problèmes en interne

 

Interrogations également sur la démission de l'un des deux présidents de l'imagerie Pacôme Vexlard, qui se verra par la suite traiter d'escroc par son ex-associée, Christine Lorimy, qui préside toujours au destin de la vieille dame du quai de Dogneville, sans oublier une grande partie des salariés remerciés qui demandent justice devant les prud'hommes.

Une situation et des arguments réfutés par l'avocate de la direction de l'Imagerie, Maître Angélique Delage, qui a rappelé qu'Hervé de Buyer n'était qu'un actionnaire minoritaire qui n'avait pas vocation à diriger la société imagière.

Selon l'avocate, la présidente actuelle, Christine Lorimy, a toujours respecté le droit des sociétés, elle n'a jamais agi contre les intérêts de l'Imagerie, les comptes ont été rendus en toute transparence. Le départ de l'ex dirigeant relève d'un droit personnel et cela n'a posé aucun problème dans la gestion.

Des insultes sexistes

 

Et s'appuyant sur un précédent qui a fait jurisprudence, la conseil a rappelé que même une situation financière difficile ne justifiait pas la nomination d'un administrateur provisoire. Et enfin n'a pas manqué d'évoquer les insultes "sexistes" proférées par Hervé de Buyer à l'encontre de sa cliente.

L'affaire a été mise en délibéré, le sort de l'Imagerie d'Epinal sera connu le 24 octobre prochain.

Marie-Danièle Rogovitz

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