Urgences à Remiremont, l’ADEMAT interpelle l’État et les parlementaires
Dans un communiqué, l’ADEMAT de Remiremont alerte sur deux ans de fermeture nocturne des urgences et interpelle le préfet et les parlementaires.
Un communiqué pour dénoncer deux ans de fermeture nocturne
Dans un communiqué, l’ADEMAT de Remiremont, Association pour la Défense, le Maintien et l’Amélioration de la Maternité et de l’Hôpital, alerte sur la fermeture nocturne des urgences du centre hospitalier. Depuis deux ans, le service n’accueille plus de patients la nuit, y compris lors de périodes comme Noël ou le Nouvel An.
Au 1er janvier 2026, cette situation représente 731 jours de fermeture nocturne. L’association s’interroge sur les conséquences pour la population, en termes de pertes de chance, de renoncements aux soins et d’issues parfois fatales.
Une rencontre avec la direction, mais des inquiétudes persistantes
L’ADEMAT rappelle avoir rencontré le nouveau directeur de l’hôpital, David Larivière, le 16 octobre 2025. Celui-ci a exprimé sa volonté de parvenir à une réouverture des urgences 24 heures sur 24 et 365 jours par an.
Malgré cet engagement, l’association craint une accoutumance progressive de la population à un fonctionnement dégradé, souvent justifié par le manque de médecins. Pour l’ADEMAT, il ne s’agit pas d’une fatalité mais de choix politiques.
L’activité des urgences au cœur de l’équilibre économique
Le communiqué souligne aussi l’impact économique de cette fermeture. Les recettes de l’hôpital sont directement liées à son activité, et 61 % des hospitalisations proviennent des urgences. La fermeture nocturne fragilise donc l’équilibre financier de l’établissement public.
Une demande de négociation départementale
Dans ses démarches, l’ADEMAT indique avoir saisi le préfet des Vosges, Blaise Gourtay. L’association lui demande d’organiser, sous son autorité, une négociation départementale réunissant les organisations professionnelles de médecins hospitaliers et libéraux.
L’objectif est de permettre une participation de tous à la Permanence des soins. L’association cite notamment l’exemple des urgentistes du Centre médical de soins immédiats, ouverts en journée, alors que les équipes du service public assurent seules la permanence 24 heures sur 24.
Un dossier porté aussi au niveau national
Estimant que la question dépasse le cadre local, l’ADEMAT a également écrit aux parlementaires vosgiens Christophe Naegelen, Stéphane Viry, Daniel Gremillet et Jean Hingray. Elle leur demande de relayer cette problématique au niveau national afin de faire évoluer les règles encadrant les conditions de travail et de rémunération des médecins publics et libéraux.
Selon l’association, la fin de ces distorsions de concurrence améliorerait le fonctionnement des hôpitaux publics dans un contexte de forte tension liée à la démographie médicale.
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