Affaire Grégory : la garde à vue de Murielle Bolle en 1984 sera t-elle invalidée ? Réponse le 16 janvier !

Publié le Mercredi 18 Décembre 2019

Durant un débat qui s'est déroulé à huis clos ce mercredi, la chambre d'instruction de la Cour d'Appel de Paris a examiné la validité de la garde à vue de Murielle Bolle qui avait eu lieu début novembre 1984. Sa décision sera rendue le 16 janvier prochain.

La question de la validité ou non de la garde à vue de Murielle Bolle en 1984 avait en effet était renvoyée devant la Cour d'Appel par la Cour de Cassation en février dernier. Cette dernière avait reconnu que la garde à vue de la jeune fille, âgée à l'époque de 15 ans, avait été effectuée "en application de décisions inconstitutionnelles", donc non conforme à la Constitution. Car à l'époque des faits, la loi ne prévoyait pas la présence d'un avocat et le droit de garder le silence n'avait pas obligation d'être notifié.

Rappel des faits

En 1984, Murielle Bolle est mise en garde à vue deux semaines après la découverte du corps de Grégory Villemin, 4 ans, retrouvé pieds et poings liés dans la Vologne. Âgée alors de 15 ans, elle accuse son beau-frère, Bernard Laroche, d'avoir kidnappé le petit Grégory en sa présence. Quelques jours plus tard, elle se rétracte, assurant avoir tenu ces propos sous la contrainte des gendarmes. Elle clame alors l'innocence de Bernard Laroche, une position qu'elle a toujours maintenue depuis. Rappelons que ce dernier a été assassiné en 1985 par le père de la victime, Jean-Marie Villemin.

Conséquences en cascades

Aujourd'hui, l'invalidité de la garde à vue de Murielle Bolle en 1984 induirait donc des conséquences en cascade dans l'affaire Grégory. En effet, ses avocats demandent l'annulation des procès verbaux qui se sont tenus pendant cette garde à vue. Cela pourrait donc impliquer l'annulation des pièces du dossier qui en ont découlées.

Anaïs Gall

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