Cueillette de champignons : quelques rappels de bonne conduite

Publié le Vendredi 11 Octobre 2019

En pleine saison de récolte des champignons - même si les quantités espérées ne sont pas toujours au rendez-vous - l'ONF, Office national des forêts tient à rappeler quelques régles de bonne conduite tels que le volume autorisé, la circulation en forêt et la cohabitation avec les autres usagers  (communiqué de presse).

UNE Récolte familiale

Le Code forestier encadre la cueillette de champignons. Concernant les forêts publiques relevant du régime forestier (forêts domaniales et communales), il stipule (art R 163-5) que cette activité est autorisée lorsque le volume prélevé est inférieur 5 litres par personne lors d'une cueillette, sauf s'il existe une réglementation contraire particulière localement.

Au-delà, c’est une infraction qui peut faire l’objet d’une amende, voire d’un procès verbal transmis au procureur de la République. La cueillette doit également s’inscrire dans le cadre d’une récolte familiale, où il est interdit de revendre les champignons.

Rester sur les chemins autorisés

On peut accéder aux forêts publiques grâce aux différentes routes publiques, ainsi que certaines routes forestières qui sont ouvertes au public. Pour préserver la tranquillité des forêts, la circulation est en revanche interdite sur les autres routes forestières – signalées par un panneau d’interdiction – ainsi que sur tous les chemins non empierrés.

Cohabiter avec les autres usagers

Pendant cette saison, d’autres activités ont lieu en forêt, notamment exploitation forestière et chasse. Afin de ne pas gêner ces autres usagers, il est demandé de se garer sans gêner la sortie d’un chemin (même interdit au public) ni devant un dépôt de bois, où un camion peut venir charger à tout moment. En forêt publique, transports de bois, engins de travaux publics et véhicules de service sont prioritaires.

Par ailleurs, la chasse est un acte de gestion, notamment pour les populations de sangliers et de cervidés dont le développement non régulé peut remettre en cause le renouvellement de la forêt, causer des dégâts aux cultures riveraines et provoquer des accidents de la route. Dans tous les cas, des panneaux d’information indiquent les zones de chasse. Afin d’éviter tout accident, il est recommandé d'adopter une tenue voyante.

Si vous vous trouvez à proximité d’une battue, il convient de ne pas pénétrer dans la zone de battue et d’emprunter un autre chemin. Chasseurs, forestiers, promeneurs, et autres usagers des milieux naturels partagent le même territoire sur un massif forestier. Cela oblige à la vigilance et engendre parfois des contraintes. Les forêts publiques gardent pour autant une fonction sociale importante que l’Office national des forêts, en tant que gestionnaire, cherche à servir au mieux en organisant la cohabitation et la conciliation de l'ensemble des pratiques.

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1 Commentaire

panpanculcul
publié le 12/10/19 à 15h20
La regulation de la population de sanglier via la chasse est une excuse bien rôdé par le monde de la chasse pour s autoproclamé protecteurs du royaume sylvain et en profite pour nous faire croire de leur amour de la nature. Mais la source de la surpopulation de sangliers n est pas naturel, les chasseurs nourrissent eux même les sangliers au maïs, entretenant leur gout pour les champs du même céréale et participent directement à la hausse du nombre d individus. Ce cercle vertueux les arrange bien, mais la population ne baisse toujours pas malgres les affinités sympathiques du gouvernement Macron pour le lobby de la chasse. Ecouter donc le superfail à ce sujet sur le site de france culture, vous comprendrez mon énervement. Que l on viennent nous justifier leur utilité ici est une ineptie, vous êtes salement gonflé !