Diabète : pour une optimisation du dépistage

Publié le Lundi 13 Novembre 2017

Le diabète de type 2 souffre d’un retard de diagnostic estimé entre 9 et 12 ans. 700 000 adultes en France sont diabétiques mais l’ignorent, soit entre 40 000 à 45 000 adultes en région Grand Est.

 

Ce retard de diagnostic favorise la survenue de complications cardiovasculaires, ophtalmologiques, neurologiques, rénales… qui font la gravité de cette maladie.

Du 2 juin au 13 juillet, et à l'initiative de l’Agence régionale de santé et des Unions régionales des professionnels de santé (URPS), 130 pharmacies des Ardennes, de Meurthe-et-Moselle et du Haut-Rhi ont proposé à près de 2 000 personnes d’évaluer leur risque d’être diabétique à l’aide d’un questionnaire. En cas de risque avéré, un test rapide de dépistage par mesure de la glycémie capillaire était réalisé. En cas de résultat anormal, le pharmacien invitait le patient à consulter son médecin traitant pour qu’il prescrive un dosage de la glycémie veineuse, acte indispensable pour confirmer ou non le diagnostic de diabète ou de prédiabète.

261 tests anormaux sur 1 179 tests réalisés

Au total, sur les 1 179 tests de dépistage réalisés, 261 se sont relevés anormaux (22,1 %), soit des personnes ayant une forte probabilité d’être diabétique ou prédiabétique

Pour l'ARS, ces premiers résultats sont encourageants car ils montrent une excellente acceptabilité de la procédure de dépistage réalisé par le pharmacien (96 %) et ils prouvent qu’une stratégie en deux temps (repérage des facteurs de risque puis glycémie capillaire) permet de dépister un nombre conséquent de sujets présentant une glycémie capillaire anormale (22,1 %).

En revanche, trois mois après la fin de la campagne, on ne dispose des résultats de glycémie veineuse que pour 39 des 261 personnes (15 %). Parmi ces 39 patients, 18 (46 %) se sont vus confirmer un diagnostic de diabète de type 2 ou de prédiabète.

 

Pour l'ARS, ces résultats plaident pour une adaptation du protocole permettant d’optimiser l’efficacité du dépistage.

Un décès sur 12 par an dans le Grand Est

Pour rappel, le diabète est la première cause d’insuffisance rénale terminale en Europe, première cause de cécité de l’adulte en France avant 60 ans. Le diabète est responsable de 17 000 hospitalisations par an en France pour AVC et d'un décès sur douze par an en région Grand Est.

 

Ludovic Bisilliat (avec communiqué)

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