Elivia : la CGT monte au créneau

Publié le Vendredi 8 Mars 2019

Après l'annonce de la fermeture du site de production d'Elivia à Eloyes où 81 emplois vont être supprimés, la CGT dénonce une manoeuvre financière de l'actionnaire principal du groupe, un plan social mené à "vitesse grand V et au rabais". Le syndicat s'inquiète également de l'avenir du site de Mirecourt et regrette la non participation des salariés à la réunion du 6 mars dernier à la Chambre d'agriculture (revoir notre reportage) pour envisager l'avenir de la production de viande aujourd'hui traitée par le site loya.

Retrouvez ci-dessous l'intégralité de la lettre ouverte de la CGT, Confédération générale des travailleurs des Vosges et de la FNAF, Fédération Nationale Agroalimentaire et Forestière.

07/03/19 - Lettre ouverte Mr Le Préfet des Vosges, Mr le Président de la chambre d’agriculture des Vosges, Mr le Directeur de l’UT Direccte des Vosges.

Janvier 2019, ELIVIA, filiale de TERRENA (CA 5,2 milliards en 2017) a annoncé la fermeture du site de production d’Eloyes : 81 emplois supprimés sous prétexte financier.

Il est bon de rappeler que 49% du capital d’ELIVIA est détenu par DAWN MEATS, n°2 de la viande rouge en Irlande et Royaume Uni. Cette participation devait être portée à 70% en contrepartie d’un redressement d’ELIVIA.

C’est donc bien dans une logique financière et spéculative qu’ELIVIA a décidé dès 2018 de transférer une partie de l’activité (steaks hachés) vers un autre site de production du groupe. Le site d’Eloyes se retrouve donc sans investissement et sans perspective de développement de l’activité.

La CGT dénonce les choix d’Elivia qui sacrifie 81 salariés et leurs familles sur l’autel de la finance dans un bassin d’emploi déjà bien malmené.

La Direction veut boucler un PSE à vitesse grand V et au rabais.

Nous dénonçons ce PSE qui s’affranchit allègrement des procédures légales, voire les contourne et nous demandons la prolongation de l’activité sur le site d’Eloyes jusqu’à dégagement d’une solution pérenne préservant emplois et production.

La CGT s’inquiète également, face aux choix du Groupe,  de l’avenir du site de Mirecourt suite à cette annonce dont un des arguments est celui des coûts de logistiques, des liens structurels existent entre les deux sites.

La CGT regrette la non représentation des salariés lors de la réunion du 6 mars à la chambre d’Agriculture : la construction d’un éventuel projet alternatif ne peut se faire sans les salariés qui depuis 40 ans œuvrent à l’activité du site avec leurs savoir-faire et qualifications.

La CGT, exige d’être associée à toutes les réunions, au-delà de sa représentation du personnel dans l’entreprise. Les savoir-faire et qualifications des salariés du site d’Eloyes ne peuvent être niées et  passées par pertes et profits.

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