Eloyes : le blocage se poursuit devant l'entreprise Elivia

Publié le Jeudi 14 Février 2019

Le blocage de l'entreprise de transformation de viande Elivia d'Eloyes se poursuit ce jeudi. 35 salariés débrayent depuis ce matin pour protester suite à la première journée de négociations sur le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) qui s'est déroulée au siège de groupe à Angers mardi. 

Pour rappel, les 81 salariés de l'entreprise vosgienne ont appris fin janvier la fermeture du site en mai prochain. 

Les représentants de Force Ouvrière, syndicat majoritaire au sein de l'entreprise, dénoncent un manque total de considération de la direction, qui, selon eux, n'a pas voulu aborder la question sociale du PSE. Estimant que les dirigeants prennent "à la légère leurs revendications" , la majorité des salariés a donc décidé de bloquer le site loyat. 

(Le blocage se poursuit ce jeudi)

la direction s'explique

La direction d'Elivia précise, dans un communiqué, qu'elle a fait des propositions concrètes pour favoriser les discussions avec les partenaires sociaux. Un accord de méthode a été élaboré conjointement entre la direction et les organisations syndicales (CGC, FO, CGT) qui prévoit notamment de multiplier les rencontres ( 5 au lieu des 3 obligatoires) et de permettre aux délégués syndicaux de consacrer tout leur temps de travail aux discussions.

Elle ajoute que la réunion du 12 février a duré, comme prévu, une demi-journée et a été consacrée à la situation économique, à la formation et à l'examen du volet mobilité interne du projet de plan de sauvegarde de l'emploi. Les autres sujets seront donc abordés lors des prochaines journées de négociations. La deuxième réunion est prévue le 21 février toujours à Angers.

Anne Didier

 

La direction d’Elivia a fait des propositions concrètes pour favoriser les discussions avec les partenaires sociaux à Eloyes et au Mans

Eloyes, le 13 février 2019 – Le 24 janvier dernier, Elivia annonçait un projet de fermeture des sites d’Eloyes et du Mans. C’est un projet difficile qui suscite une émotion et une inquiétude légitime parmi les salariés. La direction d’Elivia a donc fait des propositions concrètes pour favoriser les discussions avec les partenaires sociaux, consciente de l’importance de mettre en place, dans l’intérêt des salariés, un process de négociations allant bien au-delà de ce que demande la réglementation. Cette dernière n’impose que 3 réunions en 3 mois.

Dès le 24 janvier, Elivia a pris l’initiative de proposer aux partenaires sociaux de conclure un accord de méthode. Lorsque les parties en présence s’accordent pour le signer, ce type d’accord permet d’aller au-delà de la réglementation pour favoriser les discussions.

Cet accord de méthode a été élaboré conjointement entre la direction d’Elivia et les organisations syndicales représentatives (CGC, FO, CGT) entre le 29 janvier et le 7 février, date de sa signature par FO et la CGC.

Que prévoit cet accord ?

L’accord signé le 7 février permet aux partenaires sociaux de mener des négociations sereines en leur donnant plus de moyens, par exemple :

- en multipliant le nombre de réunions (5 d’ici mi-mars au lieu de 3 en tout d’ici fin avril prévues par la loi),

- en permettant aux délégués syndicaux de consacrer tout leur temps de travail aux discussions,

- en autorisant les partenaires sociaux à organiser des réunions d’information du personnel dans des locaux mis à disposition par l’entreprise.

 

Par ailleurs, cet accord de méthode a aussi permis d’installer sans attendre le point info conseil qui accompagne dès maintenant les salariés qui le souhaitent pour leur reclassement interne et pour leur recherche d’emploi. Mis en place depuis lundi 11 février, il a déjà été contacté par 9 salariés intéressés par de la mobilité.

Que s’est-il passé lors de la réunion du 12 février ?

La réunion du 12 février est une des nombreuses réunions prévues pour examiner en détail le contenu des mesures qui pourront être proposées aux salariés. Elle a duré une demi-journée, comme prévu entre les parties, et a été consacrée au rappel de la situation économique (la loi impose de l’exposer en détail aux partenaires sociaux) complétée par les dispositifs de formation et à l’examen du volet mobilité interne du projet de plan de sauvegarde de l’emploi.

Les partenaires sociaux auront donc la possibilité d’aborder tous les sujets et d’exposer leurs revendications, qui seront toutes examinées au cours des réunions à venir. La prochaine devrait avoir lieu le 21 février toute la journée (en attente de la disponibilité des organisations syndicales), les suivantes sont prévues le 28 février, puis le 7 et le 14 mars.

 

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