Des ‘‘empreintes’’ d’arbres prélevées les 19 et 20 septembre à Trampot (Ouest vosgien)

Publié le Lundi 14 Septembre 2020

Les allées d’arbres le long des routes, on en parle très sérieusement depuis 2018 dans l’Ouest vosgien. Cette année-là, à l’occasion du centenaire de l’Armistice, Liffol-le-Grand avait accueilli un colloque international sur l’approche mémorielle des allées (revoir notre reportage). En 2019, une exposition avait été présentée avant d’être proposée dans d’autres lieux.

Cette année, à proximité de la commune vosgienne la plus à l’ouest du département, Trampot, à un jet de pierre de la Haute-Marne, l’association Allées-avenues / allées d'avenir propose une performance artistique les samedi 19 et dimanche 20 septembre de 10 h à 12 h puis de 14 h à 17h30, à l’occasion cette fois des Journées européennes du patrimoine.

La plasticienne Constance Fulda réalisera en public des empreintes des frênes de la RD 427, à l'entrée du village. Cette performance constitue le coup d’envoi de l’observatoire artistique de cette allée d’arbres initié par l'association, et qui se prolongera au fil des ans.


Elle posera ses papiers japonais à fleur d’écorce pour capter au plus près l’histoire intime des frênes, dans un geste où la peinture s’apparente à une caresse et les œuvres à des calligraphies. Ces empreintes rejoindront celles que Constance Fulda (photo ci-dessous) réalise régulièrement à l’Arboretum du domaine royal de Versailles-Chèvreloup, géré par le Muséum national d’Histoire naturelle, et où elle est actuellement exposée. Elles rejoindront également les empreintes de l'immense banian de Thrissur, en Inde, celles d’un cèdre plurimillénaire de l’île Yakushima, au Japon, ou encore celle du cèdre de la Fondation Cartier pour l’art contemporain (organisatrice de la très médiatique exposition ‘‘Nous les arbres’’ en 2019), planté par Chateaubriand en 1827 et abattu cet été, victime des dommages à ses racines et du réchauffement climatique.

Quant à la longue allée d’arbres de Trampot (3,3 km), elle est à l’origine d'une publication par le Conseil de l’Europe dans le cadre des travaux de la Convention européenne du paysage (Infrastructures routières - les allées d’arbres dans le paysage ), et sa préservation a conduit à l'adoption de l’article L350-3 du Code de l’environnement qui protège les allées en France depuis 2016.

Ludovic Bisilliat (avec communiqué), photos Chantal Pradines et Constance Fulda



 

 

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