Force ouvrière dresse son bilan de la rentrée scolaire

Publié le Vendredi 2 Octobre 2020

Comme la FSU il y a quelques jours, le Syndicat National Force Ouvrière des lycées et collèges du département des Vosges vient de dresser son bilan de la rentrée scolaire 2020 et de ces derniers mois d'enseignement durant la crise sanitaire.

Le SNFOLC88 reproche notamment au ministre de l'éducation Jean-Michel Blanquer d'avoir stigmatisé les personnels enseignants "mal équipés" pour répondre au défi des cours à distance durant le confinement et dénonce les tests de 6ème et de seconde "dans lesquels on demande aux élèves d’évaluer le travail des enseignants durant ce confinement". Le syndicat demande "un dépistage des élèves et des personnels, des masques FFP2 efficaces, (...) une véritable médecine du travail à la hauteur de l’enjeu".

Outre la Covid et les mesures sanitaires "à géométrie variable dans les établissements", il a notamment été question de la poursuite de la réforme des lycées, de la dégradation des conditions de travail et de salaire de tous les personnels et notamment des AESH, accompagnants des élèves en situation de handicap et de l'évolution de carrière.

Retrouvez ci-dessous l'intégralité de la prise de position du SNFOLC88.

Photo : SNFOLC88

Epinal, le 28 septembre 2020

Le SNFOLC88, réuni ce jour en assemblée générale, demande au ministre Blanquer de stopper ses attaques incessantes contre l’Education Nationale et ses personnels.

Durant le confinement lié au COVID, les personnels enseignants ont dû faire face à une crise à laquelle personne (et encore moins notre ministre) n’était préparé. Ils ont dû utiliser leur propre matériel pour continuer à enseigner à distance, alors même que le ministre ne trouvait rien de mieux à faire que de les humilier en pointant du doigt les quelques collègues non équipés… Ce n’est pourtant pas au personnel de financer ses outils de travail !

La défiance du ministère pour ses personnels se poursuit en cette rentrée 2020 au travers des test de 6ème et de seconde dans lesquels on demande aux élèves d’évaluer le travail des enseignants durant ce confinement. Le SNFOLC88 est indigné de tels procédés et demande expressément que l’ensemble des données collectées par ces évaluations soient immédiatement détruites.

Pire encore, le SNFOLC88 constate aujourd’hui un véritable mépris du ministre Blanquer envers la santé des personnels de son ministère. En plus d’un dépistage des élèves et des personnels,et de masques FFP2 efficaces, le SNFOLC88 demande que le bon sens s’applique avec la mise en place d’une véritable médecine du travail à la hauteur de l’enjeu. Nous revendiquons également des classes moins surchargées, grâce à l’augmentation du nombre de postes d’enseignants.
Personne ne peut en effet comprendre en cette période que les politiques d’austérité se poursuivent. Si notre pays a été si durement touché par ce virus, c’est avant tout à cause du manque de lits dans les hôpitaux, à cause du manque de personnel et à cause du manque de reconnaissance des services publics. Le gouvernement adopte aujourd’hui un comportement criminel en décidant de poursuivre cela, notamment au travers de la poursuite du projet de réforme de retraites par points et de son refus d’ouvrir suffisamment de postes de fonctionnaires. Sous le prétexte de la crise sanitaire, le gouvernement souhaite également restreindre nos libertés individuelles et collectives en entravant notre droit de réunion et de manifestation. A ce titre, le SNFOLC88 rappelle qu’il s’oppose toujours à la mise en place de la réforme du lycée et du bac, et demande l’abandon des poursuites contre les collègues de Melle.
Aujourd’hui c’est le gouvernement qui a les clefs en mains :

L’assemblée générale du SNFOLC88 demande immédiatement une augmentation de 18% de la valeur du point d’indice sans contreparties ainsi que l’abandon du projet de réforme des retraites !

 

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