Hôpital de Remiremont : réponses de la direction à certaines rumeurs

Publié le Lundi 27 Janvier 2020

Ce lundi, la direction de l’hôpital de Remiremont nous a adressé un communiqué de presse dans lequel elle répond « à de nombreuses informations fausses ou erronées qui circulent. Ces dernières pouvant susciter des inquiétudes ou des interrogations légitimes, la direction a souhaité y apporter les réponses suivantes. »


- Le refus du directeur et de l'Agence régionale de santé (ARS) d'embaucher un médecin qualifié. « Un médecin a effectivement fait part de son intention à venir travailler à Remiremont, à des conditions nécessitant le statut de clinicien. Mis en place en 2009, le statut de clinicien hospitalier vise à favoriser l'embauche de médecins sur des postes difficiles à pourvoir, par exemple sur des spécialités où le nombre de médecins disponibles est moindre ou dans des territoires où l’attractivité est faible, ce qui est le cas pour l'embauche d'un médecin urologue dans les Vosges. L'embauche d'un médecin clinicien et notamment les conditions d’embauche demandées sont subordonnées à l’avis de l'ARS. Le dossier a donc été transmis à l'ARS et est en cours d'instruction. »

 

- La baisse de salaire de médecins. « La rémunération des praticiens hospitaliers est déterminée par l'application de règles statutaires fixées par décrets ou arrêtés. (…) La Chambre régionale des comptes (CRC) a dénoncé dans un rapport récent des dysfonctionnements concernant la rémunération de plusieurs médecins, incluant le médecin évoqué. La CRC a en conséquence demandé une baisse de la rémunération afin de faire appliquer le droit. Il ne s'agit donc en aucun d'une volonté de nuire aux médecins concernés mais bien de respecter un cadre législatif. De plus une prime d’engagement de carrière hospitalière a été proposée au Dr Zare (prime de 20 000 €) qui l’a refusée. »

 

- La fermeture de 20 lits de médecine et le transfert de deux diabétologues vers l’hôpital d’Epinal. « Un médecin spécialiste en diabétologie-endocrinologie-nutrition et un médecin généraliste ont effectivement demandé à intervenir à Epinal, et ce pour des convenances personnelles (l’un d’eux habite Nancy, ceci renvoie une nouvelle fois à la difficulté d'attirer des médecins à s'installer dans notre département), mais également pour des raisons professionnelles avec la perspective du nouvel hôpital. C'est justement ce départ qui a entraîné la fermeture de 20 lits de médecine. La direction a lancé un appel à candidature mais aucun recrutement pérenne n'a été fait à ce jour. Il est cependant à noter que ces lits ont été de nouveau mis à disposition et que ceci a été possible grâce au recrutement de médecins remplaçants. »

 

- La fusion et la division par deux de la néonatalogie et de la pédiatrie. « Il n'y a pas eu fusion de ces services. Cette idée a été évoquée par le personnel médical des deux services mais après analyse de la situation et du contexte, ils ont décidé de ne pas faire aboutir davantage leur réflexion.

En revanche, a été créé en 2018 le pôle femme-mère-enfant, provoquant la sortie de la pédiatrie du le médecine et la maternité du pôle chirurgie. Cette création logique en termes d'actes de soins a favorisé les échanges entre les personnels des deux services de pédiatrie et de maternité.

Quant à la division par deux du service de néonatalogie, ce chiffre n'est pas tout à fait exact. Sur les 10 lits que compte le service, 2 lits ont effectivement été supprimés car rarement occupés et 2 autres lits destinés à l'accueil de nourrissons ont été transférés au service pédiatrique. Cette réorganisation n'a pas été imposée au service mais proposée par ce dernier, à la demande du personnel médical. Elle a permis de mieux répartir les temps médicaux et soignants. »

 

« Aujourd'hui l'hôpital doit relever diverses difficultés et défis dont le recrutement fait partie. Réussir à attirer en son sein du personnel qualifié, qu’il soit médical ou paramédical, soignant ou non, n'est pas aisé, et ceci est valable pour les divers employeurs vosgiens.
Les considérations des agents et des patients ne divergent pas de celle de la direction, c’est-à-dire offrir et/ou recevoir la meilleure qualité de soins possible au sein de notre territoire. Notre système n'est pas parfait et peut toujours être perfectionné. Nous avons à cœur d'être à l'écoute des craintes et des inquiétudes, des remarques et des suggestions de nos agents et de la population.

Attirer de nouveaux médecins généralistes ou spécialistes est l'une de nos priorités car elle permettrait de répondre de manière évidente aux besoins de la population. Or pour attirer, il faut donner envie : si les critiques à l'encontre de l’hôpital de Remiremont et notamment de sa direction, sont entendues et peuvent être parfois constructives, le dénigrement systématique présente peu d'intérêt et risque au contraire de décourager les bonnes intentions.

Encore une fois, nous avons tous la même volonté de voir les choses s'améliorer. L'hôpital public a aujourd'hui besoin du soutien de ceux qui en bénéficient et de faire équipe ensemble pour le voir progresser. »

 

Laissez nous un commentaire

Aucun commentaire

Soyez le premier à laisser un commentaire