Les joueuses des Louves de Saint-Dié dénoncent des propos sexistes de leur entraîneur
Dans un communiqué de presse, les joueuses de Saint-Dié dénoncent des propos sexistes attribués à leur entraîneur et réclament des mesures immédiates.
Un communiqué de presse au ton accusateur
Dans un communiqué de presse, les joueuses de Saint-Dié dénoncent des propos sexistes et à caractère sexuel attribués à leur entraîneur. Le texte s’ouvre sur une citation choc, « Parle, ta bouche ne te sert pas qu’à sucer… », reprise pour « rendre compte d’une insoutenable réalité et de comportements indicibles ».
Transmis à l'AFP via Prosmash, le syndicat des joueurs et joueuses professionnels, ce communiqué expose des faits que les signataires jugent impossibles à passer sous silence. Elles dénoncent des « méthodes vexatoires, sexistes et dangereuses » et visent directement leur entraîneur.
« Le coach de Saint-Dié fait partie de cette caste que nous combattons », écrivent-elles. Le texte cite aussi l’usage de termes comme « connasse(s) », « pute(s) » ainsi que « d’autres propos à caractère sexuel », jugés inacceptables.
Des faits signalés et une parole assumée
Selon Prosmash, des insultes sexistes et à caractère sexuel ont été proférées à plusieurs reprises, cette saison et auparavant, par l’entraîneur principal Emmanuel Dumortier. Les joueuses indiquent avoir signalé ces faits sur la plateforme du gouvernement.
Dans leur communiqué de presse, elles affirment leur volonté de rompre avec le silence. « Nous refusons désormais de rester silencieuses. En tant que sportives, nous nous engageons à dire la vérité face au pouvoir. Nous ne serons plus complices d’une culture du silence qui a permis tous les abus. »
La Fédération et la LNV appelées à agir
Les joueuses interpellent directement les instances du volley. « La Fédération, la LNV et ses clubs doivent agir rapidement pour mettre en place des changements qui protégeront les joueuses actuelles et futures », écrivent-elles.
Le communiqué souligne que « l’occasion d’agir nous est aujourd’hui offertes dans le cadre des négociations de notre future convention collective » et revendique « un plus grand contrôle sur leurs vies et sur leurs carrières ».
Des mesures concrètes exigées
Les joueuses formulent plusieurs demandes dans ce communiqué de presse. Elles exigent l’ouverture immédiate d’une enquête indépendante sur les accusations révélées. Elles demandent aussi la suspension à titre conservatoire de toute personne signalée pour des faits de harcèlement pendant l’enquête.
Elles réclament également l’accès à des mécanismes confidentiels de signalement ainsi qu’à un soutien psychologique. Enfin, elles appellent la ligue à engager des réformes structurelles plaçant la sécurité et la responsabilité au centre de son fonctionnement, avec l’accompagnement de Prosmash.
Le communiqué se conclut sans ambiguïté. « Les abus qui touchent les joueuses de la LNV ne doivent plus être ignorés. »
À ce stade, ni les dirigeants du club ni l’entraîneur mis en cause par les joueuses n’ont répondu à ce communiqué. Cette nouvelle affaire intervient alors que Saint-Dié traverse une période délicate.

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