La "neutralité carbone" aiguillon de la relance pour le sénat

Publié le Samedi 6 Juin 2020

Avec ses collègues Roland Courteau (Aude - Socialiste et Républicain) et Daniel Dubois (Somme - Union centriste), le sénateur des Vosges Daniel Gremillet (Les Républicains) a été chargé par la chambre haute du parlement français d'étudier l'impact de la crise du Covid-19 sur le secteur de l'énergie.

 

Le constat est sans appel : "la chute globale et massive de la demande d’énergie (– 15 à 20 % pour l’électricité, – 10 à 25 % pour le gaz et – 75 à 80 % pour les carburants en France durant le confinement) et de son prix (– 50 % pour le pétrole, – 42 % pour l’électricité et – 39 % pour le gaz fin mai par rapport à un an) éprouve la trésorerie et les investissements de nos énergéticiens".

La crise n'a pas été plus profitable aux énergies renouvelables pour les sénateurs. Quant à la baisse des émissions de gaz à effet de serre (- 30% durant le confinement), elle pourrait atteindre 5 à 15% sur l’année selon les estimations mais pourrait être annulée par un "effet rebond".

On peut également craindre "un effet inflationniste lors de la reprise, si la production d’énergie, déstabilisée, n’arrive pas à accompagner la demande d’énergie ; un effet dépressif, dans 2 à 3 ans, le temps que les décisions actuelles d’annulation d’investissements se répercutent".

Après avoir auditionné quelque 80 personnalités, les sénateurs ont établi une feuille de route pour faire de la "neutralité carbone" l'aiguillon du plan de relance économique. Elle consiste, en résumé, à renforcer la souveraineté énergétique du pays tout en accélérant la transition énergétique. "La massification des opérations de rénovation énergétique constitue la "clef de voûte" de toute relance verte, tandis que la stabilité normative et l’acceptabilité sociale en sont les préalables indispensables".

Leurs conclusions sont à retrouver sur le site du Sénat.

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