Politique : Christophe Naegelen demande publiquement des comptes à Ségolène Royal

Publié le Mercredi 15 Janvier 2020

L'affaire remonte à la fin de l'année dernière, lorsque deux députés, dont le Vosgien Christophe Naegelen (divers droite), ont demandé des comptes à Ségolène Royal concernant son rôle d’ambassadrice de France en charge des négociations internationales pour les pôles. À l'initiative des deux députés, cette dernière devait être prochainement convoquée à l'Assemblée nationale, elle sera finalement démise de ces fonctions à la fin du mois.

Nommée par le Gouvernement comme ambassadrice des pôles en 2017, l'ex-ministre de l'Écologie est depuis quelques semaines au cœur d'une polémique. En effet, une enquête de la cellule investigation de Radio France a révélé son absence lors du Conseil de l'Arctique et a mis au jour un détournement d'argent public au profit de ses collaborateurs qui, en réalité, n'auraient pas travaillé pas avec elle sur la mission des pôles. Ségolène Royal aurait également multiplié les attaques à l'encontre de la politique menée par l'exécutif sur Twitter. Autant de faits que le député des Vosges, Christophe Naegelen, nommé rapporteur d'une mission d'information sur la géopolitique des pôles, lui a récemment reprochés. "Qu'est-ce qu'elle fait depuis deux ans ? [...] L'enjeux est tellement important qu'on a besoin de savoir si la France est pleinement représentée" déclare le député vosgien au micro de CNews. Soutenu par le député (LREM) Éric Girardin, il a ainsi demandé à ce que l'ambassadrice des pôles s'explique à l'Assemblée nationale. Suite à quoi le Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères a adressé un courrier à l'ancienne ministre. (Voir ci-dessous)

Cette dernière y a vivement réagi sur les réseaux sociaux : "Je comprends par cette lettre que le Président de la République va mettre fin à mes fonctions à un prochain conseil des ministres puisque je n’ai pas l’intention de renoncer à ma liberté d’opinion et d’expression garantis par la Constitution." Avant d'ajouter un tacle, à l'intention de Christophe Naegelen et son confrère : "Quant aux deux parlementaires qui avaient annoncé à grand bruit ma convocation punitive, ils ont menti car l’Assemblee Nationale n’a jamais voté de commission d’enquête. Ils se seront fait davantage connaître par ce coup d’éclat que par leurs travaux parlementaires..."

Une polémique qui a finalement conduit le Parquet national financier à ouvrir une enquête préliminaire à l'encontre de Ségolène Royal, d'après une information révélée par nos confrères de France Info. L'ex-ministre devrait être limogée à la fin du mois.

Anaïs Gall

Laissez nous un commentaire

Aucun commentaire

Soyez le premier à laisser un commentaire