Le professeur Perronne, spécialiste de la maladie de Lyme, à Capavenir Vosges devant 800 personnes

Publié le Jeudi 11 Avril 2019

Où en est-on des avancées sur la maladie de Lyme ? On parle d'une pandémie, une épidémie à l'échelle mondiale avec un nombre de personnes infectées qui ne cesse de croître. 55 000 nouveaux cas seraient décelés en France chaque année, des chiffres que l'on dit largement sous-estimés. En cause, les tiques porteuses de la bactérie Borrélia transmise à l'homme par morsure et piqûre. Les beaux jours reviennent, les activités de plein air également et avec elles, le spectre de contracter la maladie de Lyme.

Ce jeudi après-midi à la Rotonde de Capavenir Vosges, 800 personnes assistent à une conférence donnée par celui que l'on considère en France comme l'un des plus grands spécialistes de cette maladie : le professeur Christian Perronne, chef du service des maladies infectieuses et tropicales de l'hôpital de Garches. En France, un plan national de lutte contre la maladie de Lyme est effectif depuis juin 2018, avec de nouvelles recommandations pour la communauté médicale, notamment pour le dépistage de la maladie chronique de Lyme qui fait tant polémique. Les médecins auront la liberté, en l'absence d'un test sérologique positif mais en cas de suspicion, de prescrire un traitement d'épreuves pendant plusieurs mois, avec l'obligation de consulter un centre de référence désigné par le Ministère de la Santé.

Ce plan national est une avancée, mais pour de nombreux malades, cela ne va pas assez vite en France. Le collectif Lyme Team qui organisait cette conférence avec l'association locale des forestiers privés, parle d'un déni et d'une absence de formation des médecins sur cette maladie. Selon eux, les patients sont rejetés par la médecine et envoyés vers la psychiatrie. La maladie de Lyme est complexe et perverse car les symptômes sont parfois communs à d'autres pathologies.

Les tests de dépistage succitent toujours la polémique. Le test Elisa en France est décrié puisque 54% des personnes infectées échapperaient au diagnostic, et aujourd'hui des malades demandent réparation. Deux avocats spinaliens, via le collectif de défense Lymaction, ont décidé d'attaquer les laboratoires fabricants des tests et entendent aussi faire valoir la responsabilité pénale des autorités de santé.

Pour l'heure, une application a été mise en place par l'INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) qui permet à tout un chacun d'envoyer et recevoir des informations sur la maladie de Lyme. Les randonneurs peuvent ainsi localiser les zones infestées et faire part de leurs observations.

Plus d'explications ce soir, à 18 heures, dans votre journal sur vià Vosges...

Marie-Danièle Rogovitz

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