Le syndicat vosgien FO des collèges et lycées condamne la répression des grévistes !

Publié le Jeudi 19 Novembre 2020

Le syndicat Force Ouvrière des collèges et lycées des Vosges rappelle qu'il condamne la politique de répression menée par le Gouvernement à l'encontre des manifestants et des grévistes.

Dans un communiqué adressé à la presse ce mercredi soir, le syndicat FO des Vosges dit déplorer l'amplification de la répression lors des mobilisations publiques qui s'est observée sous la présidence d'Emmanuel Macron. Une tendance qu'il illustre avec le traitement réservé aux manifestants gilets jaunes depuis fin 2018.

Alors qu'en ce moment même (du 17 au 20 novembre) l'Assemblée nationale examine la proposition de loi dite sur la « sécurité globale », Force Ouvrière s'inquiète des répercussions de certaines nouvelles règles : « Un des articles du texte prévoit de punir la « diffusion » d’images permettant d'identifier tout policier ou gendarme dans le cadre d’une opération de police si cette diffusion vise à « porter atteinte à son intégrité physique ou psychique ». Cette formulation vague laisse la porte ouverte à la création d’un « délit » qui vise, dans ce contexte liberticide, à restreindre toujours avantage la liberté d’expression dans le pays qui se disait « des Lumières ». » explique le syndicat dans son communiqué.

Il ajoute à cela des exemples récents, tels que la répression des forces de l'ordre menée il y a quelques jours contre un rassemblement de lycéens à Paris, ou encore le traitement jugé disproportionné de plusieurs enseignants qui ont protesté contre les épreuves communes de contrôle continu, en enfermant symboliquement les copies d'examen dans une armoire sous clé, pendant une heure. Un geste qui a valu, à 4 d'entre eux, des sanctions telles que des mutations d’office, une rétrogradation d’échelon, une suspension de 15 jours ou encore un blâme.

Enfin, le comité vosgien déplore également la loi de programmation de l’école présentée par la ministre Vidal, qui comporte « un article visant à condamner le fait de pénétrer ou de se maintenir dans l’enceinte d’un établissement d’enseignement supérieur [...] dans le but de troubler la tranquillité ou le bon ordre de l’établissement". Ce délit, s'il est commis en réunion (comme c'est évidemment toujours le cas pour occuper un site universitaire), pourrait entraîner jusqu’à trois ans d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende. » précise le syndicat. Sur quoi FO88 conclut : « Nous dénonçons et refusons ces dérives sécuritaires qui visent à entraver et la liberté d’expression et la liberté de manifestation qui en est une des modalités et nous demandons au gouvernement Macron de mettre fin à ces comportements autoritaires ! »

Crédit photo : Facebook UD FO 88

Anaïs Gall

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