Thiriet s'engage pour la condition animale

Publié le Jeudi 9 Mai 2019

L'association L214, qui milite pour le bien-être animal, révèle dans un communiqué que le groupe vosgien Thiriet, un des leaders du surgelé en France, vient de s'engager pour l'amélioration de l'élevage des poulets de chair. Un pas de plus pour l'entreprise qui a déjà banni les oeufs de poule en cage.

Le fabricant de produits surgelés, qui emploie près de 3000 salariés en France, assure en effet qu'il s'approvisionnera auprès d'élevages de poulets répondant aux critères du traité European Chicken Commitment d'ici 2026. Une trajectoire d'ores et déjà empruntée par d'autres groupes comme Panzani ou Courtepaille qui exigent, en plus, un accès au plein air pour les animaux. Ce traité, mis en place par une coalition d'associations de défense des animaux appelée l'Open Wing Alliance, demande de meilleures conditions d'élevage, moins cruelles pour les poulets. Selon la porte-parole de L214, Johanne Mielcarek, en adoptant ces nouvelles façon de travailler "les entreprises [...] répondent ainsi à la demande des citoyens, majoritairement demandeurs de meilleures conditions d'élevage et d'abattage des poulets de chair."

Des méthodes d'élevage de plus en plus décriées

Cet engagement de Thiriet arrive en même temps que la révélation d'un nouveau scandale. Ce jeudi matin, l'association L214 a publié son enquête, menée au sein d'une exploitation industrielle dans le Puy-de-Dôme en avril dernier, dans laquelle les internautes peuvent découvrir le fonctionnement d'un élevage intensif. L'enquête atteste notamment que "en France, 800 millions de poulets sont élevés et abattus chaque année pour leur chair et plus de 80 % d'entre eux sont enfermés toute leur vie en bâtiment, sans accès à l'extérieur. Ils doivent également cohabiter dans une promiscuité extrême. Les densités atteignent 22 oiseaux par mètre carré dans les élevages standard, soit moins d'une feuille A4 d'espace par poulet."

Selon un sondage Ifop réalisé en juin 2018 : plus de 9 Français sur 10 affirmeraient être opposés à l'élevage intensif et à l'enfermement à vie des poulets de chair en bâtiment trandis que 66 % des Français se diraient prêts à remplacer une partie de leur consommation de viande de poulet par des alternatives végétales.

Source image : enquête L214

Anaïs Gall

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