Un comité sécheresse sans les associations de protection de l’environnement

Publié le Lundi 10 Août 2020

La canicule et la sécheresse sévissent à nouveau en France et dans les Vosges. Les cours d’eau sont à sec, les champs asséchés. Comme en 2018 et 2019, le préfet des Vosges a pris des arrêtés avec restriction d’usage suite à la réunion du comité sécheresse le 9 juillet dernier. Au vu de la crise sanitaire, les membres de ce comité ont été sollicités fin juin par voie dématérialisée, mais les associations de protection de l’environnement n’ont elles, pas été conviées cette année, et le regrettent fortement. 

L’Association de Sauvegarde des Vallées et de Prévention des Pollutions (ASVPP) et Vosges Nature Environnement (VNE) ont réagi et fait des propositions post-comité. Pour eux, “il n’y a pas eu d’échanges, ni de débat”. 

Ces associations sont notamment revenues sur les problématiques du secteur de Vittel-Contrex. Elles demandent - entre autres - à ce que les restrictions d’usages ne soient pas limitées qu’aux citoyens de cette zone, mais aussi aux industriels comme Nestlé Waters. l’ASVPP et VNE aimeraient que l’État, responsable du suivi des nappes, exige de Nestlé, la communication de l’évolution du niveau de la nappe des Muschelkalk pour chacun de ses forages”. Un relevé qui devrait selon eux, être transmis chaque semaine à la DREAL, qui permettrait au préfet de prendre des mesures adéquates. Selon eux, le seul piézomètre (instrument de mesure) public, du côté d’Haréville ne peut être significatif de l’impact des nombreux prélèvements autour de Vittel et Contrexéville”.

Autre conséquence de la sécheresse : les difficultés d’approvisionnement en fourrages pour les agriculteurs, ce à quoi ces associations ont réagi. Elles souhaitentmettre un terme aux drainages des sols afin de ne pas assécher les terres superficielles”. L’ASVPP et VNE demandent également qu’une remise en question soit faite par rapport aux cultures intensives gourmandes en eau. Pour finir, ces associations combattent la prolifération des sangliers qui ravagent les prairies, en interdisant a minima l’agrainage.

Amélie Pérardot (avec communiqué de presse). 

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