Une baisse d’activité d’un tiers dans le Grand Est depuis le début de la crise sanitaire

Publié le Samedi 9 Mai 2020

D'après une étude de l'Institut national de la statistique et des études économiques, le confinement instauré pour lutter contre l'épidémie de Covid-19 depuis le 17 mars dernier a entraîné une perte d'activité estimée à 31,5 : la région produit actuellement près d’un tiers de richesse de moins qu’en temps normal. Extrait du point de conjoncture du 7 mai 2020 de l'Insee Grand Est.

état des lieux

 

Premier facteur de ce ralentissement de l'économie régionale : l'arrêt quasi total de l’activité dans le secteur de l’hébergement-restauration (-90%), avec la fermeture obligatoire des bars, des restaurants, des hôtels et hébergements touristiques,  et dans celui du commerce non alimentaire (-47%).

Les « autres activités de services », qui incluent notamment le secteur culturel et récréatif (cinéma, musée…), l’événementiel et le sport sont aussi très fortement touchés (- 76 %). Le transport de marchandises a également été limité alors que la construction tourne au ralenti (-75%).

Seules les activités essentielles comme l'agroalimentaire (-5%) ou la production d’énergie et d’eau et la gestion des déchets fonctionnent à un rythme presque normal (- 23 %). De même pour les services principalement non marchands (santé, éducation…) qui continuent pour l’essentiel à fonctionner (-14%).

Pourtant le Grand Est est la quatrième région métropolitaine de plus faible baisse d’activité derrière la Bretagne, les Hauts-de-France et la Nouvelle-Aquitaine. Le ralentissement économique y est un peu mois marqué qu’au niveau national : - 31,5 % dans la région Grand Est contre - 32,8 % en France métropolitaine.

L'ALSACE PLUS impactée

 

Cette baisse d'activité est variable selon les départements  explique l'Insee : la diminution d’activité va de 29,8 % dans la Meuse à 34,7 % dans le Haut-Rhin.

Dans la Meuse par exemple, l’impact économique du confinement est plus limité en raison du poids important des services principalement non marchands, de l’industrie agroalimentaire et de l’agriculture, trois secteurs touours en activité donc. Dans la Marne, la forte part de l’activité agricole, notamment viticole (champagne), et l’industrie agroalimentaire limitent la chute de l’activité économique. Dans l’Aube, l’activité agricole occupe également une place importante.

À l’inverse, l’activité économique des départements alsaciens chute davantage en raison du poids plus élevé des secteurs fortement impactés, tels que la construction et l’industrie automobile dans le Haut-Rhin, le commerce et l’hébergement-restauration dans le Bas-Rhin.

Retrouvez l'intégralité des chiffres sur le site de l'Insee.

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