Le Val d'Ajol : un loup abattu par un tir de défense

Publié le Mercredi 23 Septembre 2020

L'information vient d'être confirmée par un communiqué conjoint des préfectures des Vosges et de la Haute-Saône : "dans la nuit du 22 au 23 septembre, ce loup, en situation de prédation sur un élevage qui avait subi plusieurs attaques, a fait l’objet d’un tir létal".

Depuis le 11 août, 21 attaques avaient été dénombrées dans le secteur limitrophe des Vosges et de la Haute-Saône. Il s’agissait du même loup, au comportement atypique puisqu’il s’attaquait notamment à des bovins, en stabulation et à une fréquence élevée. 

Un arrêté conjoint aux 2 départements communiqué ce mardi autorisait les éleveurs habilités à effectuer des tirs de défense. La Brigade Mobile d’Intervention Grands Prédateurs Terrestres venue de Gap avait été sollicitée par les deux préfets, notamment pour former les acteurs de terrains aux missions de défense des troupeaux. 

Selon le communiqué de presse, “ces démarches s’inscrivent dans une adaptation graduelle de la réponse aux actes de prédation, telle qu’elle est permise de façon dérogatoire à la protection de l’espèce.”

Un soulagement selon les éleveurs du coin, pourtant tout le monde ne sera pas de cet avis, à commencer par les associations de protection des animaux qui souhaitaient “plus de protection des troupeaux, et aucune exécution” comme nous l’explique Jean-Claude Odille, référent de l'association FERUS pour le Grand Est. En effet, côté Haute-Saône, une pétition avait été lancée au début du mois de septembre réunissant près de 61 000 signatures.

Laure Cattin

Crédit photo : Office français de la biodiversité

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