Viskase : les salariés affichent leur colère et la grève se poursuit

Publié le Vendredi 21 Septembre 2018

Après l'annonce de la suppression de 92 postes sur le site vosgien de l'usine Viskase,  installée à Capavenir Vosges Thaon,  les salariés des quatre unités de production de l'entreprise concernés par le plan social continuent leur lutte, encadrés par les quatre organisations syndicales représentées dans l'usine (CFDT, CFTC, CGT et FO).

Dans un premier temps, jeudi soir, ils ont tout d'abord cessé le travail. Ce vendredi, le débrayage se poursuit. Et pour donner une visibilité à leur cause, ils ont transformé un panneau d'affichage sur la RN59 dans le sens Epinal-Nancy et rebaptisé la ville de Thaon-les-Vosges, Varsovie. Viskase et son usine vosgienne qui fabrique depuis près de 40 ans du boyau alimentaire appartient à un groupe américain qui a  décidé de délocaliser une partie de la production vers son usine de Pologne, où les coûts de la main d'oeuvre sont moins élévés qu'en France.

Les salariés ont également décidé de bloquer toutes les sorties de camion de l'usine. Ainsi ce jeudi matin, deux livraisons qui devaient partir pour les Philippines et la Russie sont restées sur place. Viskase exporte 70% de sa production. Seul un camion destiné à Herta, l'un des plus gros clients de l'usine sera autorisé à franchir les grilles lundi. L'arrêt de l'activité va se poursuivre, mais les grévistes seront tenus d'être dans les ateliers à leurs postes de travail.

Les relations avec la direction vosgienne sont plutôt bonnes, le directeur du site Thierry Boulanger s'est engagé à ne pas prendre de sanctions contre les grévistes, les deux derniers jours de grève devraient également être payés, mais, c'est la direction nationale du groupe, basée à Paris, qui décide en dernier ressort. Le plan social doit être présenté le 1er octobre, les salariés qui entendent défendre leurs droits lors de négociations et obtenir notamment des surprimes dans les cas de licenciement.

Retrouvez ci-dessous notre reportage réalisé jeudi 20 septembre.

Marie-Danièle Rogovitz

 

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