Saint-Dié : Michel Valentin détaille la motion sur Gaza rejetée par le conseil municipal
Le conseiller municipal Michel Valentin revient sur la motion qu’il a présentée le 24 septembre au conseil municipal de Saint-Dié-des-Vosges et qui a été rejetée. Il précise le contenu de ce texte consacré à la protection des populations civiles et au respect du droit international.
Le conseiller municipal Michel Valentin revient sur le rejet, lors du conseil municipal de Saint-Dié-des-Vosges du 24 septembre, d’une motion qu’il avait présentée sous le titre « Motion pour la protection des populations civiles à Gaza, le respect du droit international et la prévention des génocides ».
Selon son communiqué, les six élus de Saint-Dié en Grand ont voté en faveur du texte, Michel Klein s’est abstenu, tandis que Geoffrey Mourey et les élus de la majorité municipale ont voté contre.
Une motion centrée sur la protection des populations civiles
Michel Valentin souhaite préciser la portée du texte soumis au vote. La motion prenait notamment acte de la conclusion formulée par Amnesty International en décembre 2024 concernant les actes commis contre la population palestinienne de Gaza, ainsi que d’alertes émises par d’autres organisations et instances internationales.
Elle faisait également référence à la Convention du 9 décembre 1948 pour la prévention et la répression du crime de génocide ainsi qu’aux procédures engagées devant la Cour internationale de Justice et la Cour pénale internationale.
Le texte demandait notamment la protection des populations civiles, un accès immédiat et sans entrave à l’aide humanitaire, le refus des déplacements forcés de population et le respect du droit international. Il condamnait également la poursuite de la colonisation et les violences de colons en Cisjordanie occupée et demandait que les crimes relevant du droit international fassent l’objet d’enquêtes indépendantes.
Une portée voulue au-delà de Gaza
Michel Valentin souligne que la motion ne se limitait pas à la situation à Gaza. Son dernier paragraphe étendait les principes défendus à d’autres conflits et citait notamment le Soudan, la Birmanie et l’Ukraine.
Le conseiller municipal estime que « la prévention des génocides, des crimes contre l’humanité et des crimes de masse, la protection des populations civiles et le respect du droit international sont des exigences universelles ».
Il rappelle également que le conseil municipal de Saint-Dié-des-Vosges avait adopté à l’unanimité, en avril 2024, une motion générale « pour la paix dans le monde ».
Pour Michel Valentin, le contexte a depuis évolué et justifiait une nouvelle prise de position du conseil municipal. Il conclut que chaque élu a « voté en conscience » et doit pouvoir « assumer politiquement son vote ».

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