Juin 2026 devient le mois de juin le plus chaud jamais enregistré en France
Juin 2026 devient le mois de juin le plus chaud jamais enregistré en France, avec une température moyenne de 22,7 °C. Le pays a connu une canicule historique du 17 au 30 juin, marquée par des records de chaleur, un fort déficit de pluie et une sécheresse généralisée.
Une canicule historique du 17 au 30 juin
Après une première quinzaine proche des normales de saison, la France a connu une canicule précoce, durable et très intense du 17 au 30 juin 2026. Les températures ont atteint des niveaux inédits, en particulier entre le 22 et le 26 juin.
Les 24 et 25 juin, les températures moyennes sur 24 heures ont été les plus élevées jamais enregistrées en France, tous mois confondus. Elles ont atteint pour la première fois 30 °C, devant les 29,4 °C mesurés le 5 août 2003 et le 25 juillet 2019.

72 départements en vigilance rouge canicule
Jeudi 25 juin 2026, 72 départements ont été placés en vigilance rouge canicule et 14 en orange. Une situation inédite depuis la création de la vigilance canicule en 2004.
Cette vague de chaleur a été plus intense que celle d’août 2003, mais d’une durée inférieure : 14 jours, contre 16 jours en 2003.
Des températures inédites de jour comme de nuit
Plus d’un tiers du territoire a enregistré des températures inédites, de jour comme de nuit. Dans plusieurs régions, les 40 °C ont été dépassés, parfois pour la première fois.
Le seuil de 40 °C a été franchi au moins une fois sur plus de 40 % du territoire. Parmi les valeurs relevées figurent 42,5 °C à Bordeaux, 42,7 °C à Cognac et 40,4 °C à Strasbourg. À Strasbourg, c’est la première fois que la température dépasse les 40 °C depuis le début des mesures en 1945.
Sur le réseau principal de référence de stations ouvertes depuis 1951, 114 dépassements du seuil de 40 °C ont été enregistrés entre le 17 et le 29 juin. Cette valeur dépasse le précédent maximum relevé lors de la canicule d’août 2023, avec 87 dépassements.

Des nuits extrêmement chaudes
Les nuits chaudes, avec une température ne descendant pas sous les 20 °C, ont concerné environ 75 % du territoire.
Des valeurs exceptionnelles ont été relevées, comme 27,2 °C à Nantes, 26,2 °C à Vannes ou encore 24,8 °C à Besançon. Les nuits chaudes se sont souvent enchaînées à partir du 20 juin, avec jusqu’à 10 nuits consécutives à Paris et Limoges, 9 à Clermont-Ferrand, 8 à Toulouse, Metz et Dax, ou encore 7 à Bourges, Tours et Bordeaux.

Un déficit de pluie proche de 50 %
Le mois de juin a aussi été marqué par un fort manque de précipitations. Les pluies ont été très peu fréquentes et peu abondantes, à l’exception d’orages localisés sur le relief, en Provence ou au nord de la Seine.
À l’échelle du mois et du pays, le déficit de précipitations atteint environ 50 %, plaçant 2026 au 6e rang des mois de juin les moins arrosés. Il dépasse même 70 % sur la Corse, le pourtour méditerranéen ou localement sur le nord du Poitou.
Une sécheresse généralisée à la fin du mois
Après un état des sols proche des normales de saison au milieu du mois de mai, l’assèchement s’est poursuivi en juin. Le manque de précipitations significatives, la situation anticyclonique et les températures exceptionnellement élevées ont aggravé la sécheresse jour après jour.
À la fin du mois de juin, la sécheresse était généralisée à l’ensemble du territoire hexagonal et de la Corse. L’humidité des sols superficiels était proche de celle observée en 2022 ou 2025 à la même période, aggravant le risque de feux de végétation et de forêt.
Un ensoleillement très excédentaire
Le soleil a également été très présent. À l’échelle du mois et du pays, l’excédent d’ensoleillement atteint 25 %. Depuis le début de l’année, seul le mois de février a été déficitaire.
L’excédent atteint même 40 % sur les régions du Massif central. À Nîmes, Montpellier, Carpentras ou Ajaccio, plus de 25 journées très ensoleillées ont été comptabilisées.
Un lien avec le changement climatique
Cette canicule est la 52e vague de chaleur recensée en France depuis 1947. La moitié de ces vagues de chaleur ont été observées avant 2010, en 60 ans, et l’autre moitié après 2010, en 15 ans.
Les épisodes de forte chaleur et les canicules deviennent plus fréquents, démarrent plus tôt dans la saison et atteignent des niveaux de température plus élevés. La canicule de juin 2026, plus intense que celle d’août 2003 malgré sa précocité, s’inscrit dans les conséquences attendues du réchauffement climatique planétaire.
Un trimestre estival probablement plus chaud que la normale
Pour juillet, août et septembre 2026, le scénario le plus probable privilégie des conditions de blocage anticyclonique plus fréquentes sur l’Europe. Les températures devraient être plus chaudes que la normale sur l’Europe de l’Ouest, dont la France hexagonale et la Corse, avec une probabilité de 70 %.
Ces tendances ne sont pas des prévisions météorologiques. Un trimestre plus chaud que la normale n’implique pas nécessairement la survenue de vagues de chaleur, ni un écart très élevé par rapport aux valeurs habituelles de saison.
Plus d'informations sur le site de Meteo France
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